Da: Anti-Baillet
[1688] [1]
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// p. 150 // Part II – Chapitre CXIX
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Cerco traduzione in italiano per questi brani. Chi potesse aiutarmi, mi scriva. Grazie anticipate.
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Ce qu’a écrit Mr. Baillet que Jean de la Casa, Archevêque de Bénévent, a fait un Livre intitulé de laudibus Sodomiæ, seu Paederastiæ, n’est pas véritable. Ce que dit Mr. Baillet que Scaliger a dit que Jean de la Casa ne réussissoit pas en vers Italiens, n’est pas véritable [2].
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Testo |
Monsieur BAILLET [3]. Il est inutile dans le terms où nous sommes de cacher le nom, la matière, & la fortune de ce fameux & détestable Poème, dont l’Auteur a cru pouvoir se justifier devant les hommes, puis que le scandale en est fini // p. 151 // & que les Protestans n’ont pas jugé à propos d’en laisser périr la mémoire. |
Testo |
| Ce Livre qui n’est plus, ou du moins qui mérite de n’être plus au monde, avoit pour titre de Laudibus Sodomiæ, seu Pæderastiæ. |
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| Il parut à Venice l'an 1550, chez Trajan Nævus. Ceux qui l'ont lû, nous apprennent que ce misérable Poète a prétendu faire voir qu'il n'y avoit rien que d'héroïque & de divin dans le plus horrible de tous les crimes, & qu'il en préféroit l'exercice à tout ce qu'il y a de plus abominable dans tous les autres péchez de cette nature, sans ajoûter beaucoup de foi à ce que l'Ecriture Sainte nous apprend de la punition de cinq Villes atteintes de ce crime. |
Testo |
| Quoi que Dieu ait souffert que ce Ministre d'iniquité se soit glissé parmi les Princes de son Eglise, & qu'il se soit revêtu d'une des principales d'entre les Dignitez Ecclesiastiques, il n'a pourtant pas permis que ce Poême infame & sa Défense Latine demeurassent longtems dans l'impunité: même dès ce monde. |
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| Il s'est servi de deux moyens assez opposez pour arriver à cette fin. |
Testo |
| Le premier est celui de la discrétion des Catholiques, qui ont toûjours été très – persuadez que la punition la plus humiliante pour un méchant Livre, & en même tems la plus utile pour les fidelles, est de l'accabler sous le silence, & les horreurs d'une éternelle nuit; & qui expérimentent tous les jours que la réfutation ou la condamnation éclatante des Ecrits les plus méchants, est toujours dangereuse, en ce qu'elle n'éteint pas en nous la curiosité de connoître ce qui a mérité la condamnation. |
Testo |
| Le second moyen dont Dieu s'est servi pour punir le Casa en ce monde, est ce zèle extraordinaire que la plupart des Protestants ont témoigné pour révéler la turpitude d'un homme dont la réputation pouvoit imposer à la postérité. |
Testo |
| Il a été suffisamment décriés par leurs soins dans toute l'Europe; & dès sa naissance, en Allemagne, par Jean Sleidan, Thomas Naogeorge, & Charles du Moulin, Jurisconsulte François de Germanie, qui étoit lors à Tubinge; en Suisse, par Josias Simler, Continuateur & Abbreviateur de Gesner; en France, par Henri Estienne; & en Angleterre, par Jean Juvel, ou Ivel; en Espagne, par Cyprien de Valera; en Hollande, par Gisbert Voet, naturel du pays; par Joseph Scaliger, par André Rivet, & quelques autres retirez de France: dont le plus signalé est sans doute Mr. Jurieu [Nota: Pierre Jurieu, Préjugéz légitimes contre le Papisme, Desbordes, Amsterdam 1685], qui a trouvé depuis peu des couleurs assez noires pour nous dépeindre cette production de l'esprit corrompu de la Casa, dans un de ses Livres contre l'Eglise Romaine. |
Testo |
| Quelque desobligeante qu'ait été l'intention de tous ces censeurs à nôtre égard, nous leur avons toujours l'obligation de nous avoir inspiré une forte horreur contre un Livre dont ils ont tâché de rétablir la mémoire, dans la pensée de nous humilier & de nous faire du déplaisir. |
Testo |
| Mais s'il m'étoit permis de me servir d'une des des expressions du Pere Labbe, j'oserois dire, que puis qu'il y a des Prophètes en Israël, il n'etoit pas fort nécessaire que nous allassions consulter l'Oracle d'Accaron, ni le Beelzébud des Philistins. Car sans parler de ceux qui ont fait perdre à cet Auteur le Chapeau de Cardinal, dont on avoit voulu couronner ce qu'il avoit de mérite d'ailleurs, nous n'avons pas manqué d'Auteurs Catholiques qui ont censuré cet Ouvrage, & flétri le Poète avec une séverité aussi aigre, mais plus salutaire pour nous, que celle de ces Messieurs. |
Testo |
| C'est même une espèce de consolation pour nous, de voir qu'un Protestant ait vangé l'Eglise Catholique de l'insulte de quelques-uns de ses Confrères, lors qu'il a fait voir que dès l'an 1509, un célèbre Critique de la Communion Romaine avoit censuré le Poëme de la Pédérastie, ou Sodomie, d'une maniere qui n'est guéres plus indulgente que celle des plus animez d'entre nos Adversaires. |
Testo |
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Monsignore Adrien Baillet (1649-1706).
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| MENAGE. Premiérement, ce prétendu Livre de Jan de la Casa ne peut avoir u pour titre de Laudibus Sodomiæ, seu Pæderastiæ: car selon Henri Estienne, Scaliger, Simlérus, Balæus, Zuingerus, le Président de Thou, Gisbert Voet, Lansius, Rivet, & Mr. Jurieu, il étoit écrit en vers italiens; & il seroit ridicule de donner un titre Latin à un Livre Italien. |
Testo |
D'ailleurs, Jan de la Casa étoit trop élégant Ecrivain Latin pour se ser// p. 152 //vir du mot de Sodomia.
Les élégans Ecrivain Latins de son tems ne se servoient point de ces mots Barbares, témoin Longolius, qui dit Persuasio Christiana, pour Fides Christiana: Legati, au lieu d'Apostoli: & Antistites, ou Pontifices, au lieu d'Episcopi, témoin Sannazar, qui dans son Poëme de Partu Virginis, ne s'est point servi du mot de Christus. |
Testo |
| Et en troisiéme lieu, je soutiens positivement que ce Livre n'a jamais existé, & qu'on l'a confondu avec le Poëme Italien du Casa, intitulé Capitolo del Forno, qui existe; & dont il y a plusieurs éditions; mais qui est fait sur l'amour des hommes pour le femmes, & que l'Auteur fit dans son extréme jeunesse, & étant Laïque; & qui ne contient que 166 vers. |
Testo |
| On dit que Monseigneur de la Casa étant Doyen des Camériers d'honneur du Pape, Segretaire des Brefs, Archevêque de Bénévent, & Légat à Latere à Venice, fit imprimer à Venice en 1548. & en 1550 sur la fin de ses jours (car M. Baillet le fait mourir en 1556) un Livre, intitulé de Laudibus Sodomiæ, seu Pæderastiæ; dans lequel il prit toutes ces qualitez: & que ce fut un Imprimeur nommé Pompée Nave, ou Trojan, ou Trajan Naus, Nanus, Navus, ou Nævus, qui l'imprima & le débita. |
Testo |
| On ajoute, que Monseigneur de la Casa soutenoit dans ce Livre que la Pédérastie (c'est le mot dont se sert Mr. Baillet) étoit une œuvre non seulement bonne, mais divine; qu'il le savoit par expériance: & qu'il s'y vantoit d'avoir mis en pratique toutes les théories des Postures de l'Aretin: & qu'il y disoit que de tous les plaisirs de la chair, c'étoit celui où il se plaisoit davantage. |
Testo |
| Et moi, je dis que tout cela est faux: & que Mr. Baillet qui est un Prêtre, doit être bien (1) déplaisant & bien honteux d'avoir ainsi diffamé un Archevêque & un Légat: & que l'action de Monseigneur de la Casa d'avoir fait en sa jeunesse & étant Laïque le Capitolo del Forno, est bien plus excusable que cette diffamation; car il est à remarquer que Mr. Baillet a plus diffamé lui seul Mgr. De la Casa que ne l'ont diffamé tous les Protestans: Monsieur Baillet étant le seul de tous les Ecrivains qui a dit que ce prétandu Livre de Monseigneur de la Casa avoit pour titre de Laudibus Sodomiæ, seu Pæderastiæ. |
Testo |
Monseigneur de la Casa n'étoit pas seulement un des plus (2) élégans & un des plus éloquents hommes du monde:
Jeannes Casa, Archipræsul Beneventanus, ad præclarissima natus officia: ut scilicet bonarum literarum ignaros rectis habenis dirigeret; insulsos, terso eloquio erudiret, & Philosophiæ splendore destitutos, pulsa procul caligine, nitidissimo fulgore illuminaret; cujus fermo venustissimus divina potius quam mortali facundia compositus videbatur, dit Pocciantius dans son Catalogue des Ecrivains Florentins;
il étoit encore un des plus honnêtes du monde. |
Testo |
CASA gentil, ove altamente alberga
Ogni virtute, ogni real costume,
dit le Varchi. |
CASA gentil, dentro a cui abita onoratamente
ogni virtù, ogni costume regale,
dice il Varchi. |
CASA, vera magion del primo bene
dit le Rota |
CASA, vera casa del bene
dice il Rota |
CASA, in cui le virtuti an chiaro albergo,
E pura fede, e vera cortesia,
dit le Cardinal Bembo |
CASA, in cui hanno illustre residenza le virtù,
e la pura fede, e la vera cortesia,
dice il cardinale Bembo |
CASA gentil, che con si colte rime
Scrivete i casti e dolci affetti vostri,
dit le Capello. |
CASA gentil, che con sì colte rime
scrivete i casti e dolci affetti vostri,
dice il Capello. |
Il molto Reverendo, e virtuosissimo Monsignore, Messer Giovanni della Casa, Fiorentino, in uno non meno grave e dotto che ornato, e leggiadro Sonetto, da lui nel primo fiore della Giovinezza sua, &c. della bontà e dottrina dell'Autore di esso favellare come si richiederebbe, mi vieta non meno la grandezza loro e l'insufficienza mia, che la Patria comune, e la modestia sua, benche e l'una e l'altra è, son certo, notissima alla maggior parte di voi,
dit le Varchi dans sa Lecture sur le Sonnet de Monseigneur de la Casa, recité à Padoue dans la célébre Académie degl'Infiammati. |
Il molto reverendo, e virtuosissimo Monsignore Messer Giovanni della Casa, fiorentino, in un sonetto al tempo stesso non meno serio e dotto che ornato e leggiadro, da lui scritto nel primo fiore della giovinezza (...) della bontà e dottrina dell'Autore di esso favellare come si richiederebbe, mi vieta non meno la grandezza loro e l'insufficienza mia, che la Patria comune, e la modestia sua, benché e l'una e l'altra è, son certo, notissima alla maggior parte di voi,
dice il Varchi nella sua Lettura sul sonetti di Monsignor della Casa, recitata a Padova nella celebre Accademia degli infiammati. |
Virtutes autem illae tuae solidae ac firmae, quae uno ommnium ore celebrantur, ac mirificos sui amatores cotidie inveniunt,
dit Petrus Victorius dans sa Dédicace des Politiques d'Aristote à Monseigneur de la Casa. |
Testo |
Eventuale dida di foto
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| Et quelle apparance qu'un des plus honnêtes // p. 153 // hommes de monde ait voulu écrire si ouvertement de la matière du monde la plus deshonnête, & avec un titre si infame? Lui, qui a tant recommandé l'honnêteté des paroles. |
Testo |
| Voici comme il en parle dans son Galatée: |
Ecco come ne parla nel suo Galateo: |
| <">Dee oltre a ciò ciascun Gentiluomo fuggir di dire le parole meno che oneste. E la onestà de' vocaboli consiste, o nel suono o nella voce loro, o nel loro significato. |
"oltre a ciò, ogni gentiluomo deve evitare di pronunciare parole meno che oneste. E l'onestà dei vocabili consiste o nel loro suono, o nella forma, o nel loro significato. |
| Conciosiacosache alcuni nomi vengano a dire cosa onesta, e nondimeno si sente risonare nella voce istessa alcuna disonesta: si come rinculare: laqual parola ciò non ostante si usa tutto di da ciascuno; ma se alcuno, o uomo o femmina, dicesse per simil modo, ed a quello medesimo ragguaglio, il farsi innanzi che si dice il farsi indietro, allora apparirebbe la disonestà di cotal parola; ma il nostro gusto per la usanza sente quasi il vino di questa voce, e non la muffa. |
Si dà infatti il caso che alcuni nomi servono a indicare cose oneste, e ciononostante si sente risuonare nella forma stessa una qualche disonestà, come in "rinculare", nonostante questa parola sia usata quotidianamente da chiunque; ma se qualcuno, uomo o donna, indicasse in modo analogo anziché l'andare indietro, l'andare in avanti, allora apparirebbe la disonestà di questa parola, ma per l'abitudine il nostro gusto sente quasi il sapore di vino di questa voce, e non quello di muffa. [nota] |
Le man' alzò con amenduo le fiche,
disse il nostro Dante. Ma non ardiscono di così dire le nostre Donne: anzi per ischifare quella parola sospetta, dicono più tosto le castagne: come, che pure alcune poco accorte nominino assai spesso disavvedutamente quello che se altri nominasse loro in pruova, elle arrossirebbero: facendo menzione per via di bestemmia di quelle onde elle son femmine. |
Alzò le due mani facendo le fiche,
disse il nostro Dante. Ma non osano ripeterlo le nostre donne, anzi per evitare quella parole sospetta, dicono piuttosto "le castagne", |
E perciò quelle che sono o vogliono essere ben costumate, procurino di guardarsi non solo dalle disoneste cose, ma ancora dalle parole: e non tanto da quelle che sono, ma eziandio da quelle che possono essere, o ancora parere, o disoneste, o sconcie e lorde: come alcuni affermano essere quelle di Dante,
Seon ch'al viso, e di sotto mi venta. |
Testo |
O pur quelle:
Però ne dite, ond'è presso pertugio.
E un di quegli spirti, disse: Vieni
Di retr'a noi, che troverrai la buca. [nota: la buca di Montemorello] |
Testo |
| E dei sapere, che, comeche due, o più, parole vengano tal volta a dire una medesima cosa, nondimeno l'una sarà più onesta, e l'altra meno: si come e a dire con lui giacque: e della sua persona gli sodisfece: percioche questa istessa sentenza detta con altri vocaboli sarebbe disonesta cosa ad udire. |
Testo |
| E più acconciamente dirai il Vago della Luna, che tu diressi il Drudo: avvegnache amendue questi Vocaboli importino lo Amante. |
Testo |
| E più convenevol parlare pare a dire la Fanciulla e l'Amica, che la Concubina di Titone. |
Testo |
| E più dicevole è a Donna, e anco ad uomo costumato, nominare le Meretrici Femmine di mondo, come la Belcolore disse, più nel favellare, vergognosa che nello adoperare, che a dire il comune loro nome: Taide è la puttana. |
Testo |
| E come il Boccaccia disse, la potenza delle Meretrici e de' Ragazzi: che se così avesse nominato dall'arte loro i maschi, come uomini le femmine, sarebbe stato concio e vergognoso il suo favellare. <"> |
Testo |
Eventuale dida di foto
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| Je prens la liberté de demander à mes Lecteurs si un homme qui parloit de la sorte avant que d'être Nonce & Archevêque, et avant que d'être avancé en age; étant sur la fin de ses jours; étant Nonce & Archevêque; a pu intituler un de ses Livres de Laudibus Sodomiæ, seu Pæderastiæ? |
Testo |
| Je suis très persuadé que Monseigneur de la Case n'ût pas seulement voulu prononcer ces deux vilains mots. Mais quand Monseigneur de la Case auroit u l'esprit aussi corrompu que le dit Mr. Baillet après Mr. Jurie, seroit-il semblamble qu'un Prémier Camérier d'honneur du Pape, qu'un Segretaire des Brefs, qu'un Légat à Latere, qu'un Archevêque, ût voulu se prostituer de la sorte, & ruiner sa fortune avec sa réputation? |
Testo |
| Mais le Pape Paul IV, qui étoit grand Zélateur de la Discipline Ecclésiastique, ût-il souffert cette abomination? Car il est à remarquer qu'aussi-tôt que Paul IV fut fait Pape en 1555 c'est-à-dire cinq ans après l'édition & la publication du prétendu Livre de Monseigneur de la Case de Laudibus Sodomiæ, seu Pæderastiæ, il fit venir après de lui à Rome Monseigneur de la Case, ou plutôt il le força d'y venir. Voiez Victorius dans sa Préface sur les Œuvres Latines du Casa, & dans sa Lettre au Casa qui commance par Quantam voluptatem, & l'Histoire du Concile de Trente du Cardinal Palavicin. |
Testo |
| Mais le Magistrat de Venise auroit-il souffert l'édition & la publication de ce Livre? Monsiegneur de la Case n'a pas même fait imprimer le Capitolo del Forno. Ce qui paroit évidamment par la prémiere édition de ses Capitoli, qui est de 1538, in 8. à Venice chez Curtio Navo, & ses freres // p. 154 // dans laquelle on lit cet Avertissement de l'Imprimeur au Lecteur: |
Testo |
<">Curtio Navo agli Lettori.
Voi averete, Lettori miei, in questo libretto tutti i Capitoli di Messer Gio. Della Casa, e di Messer Bino: li quali abbiam dati in luce, si perche non giacessero indegnamente dispersi nelle tenebre, come per non fraudar gl'Autori della lode sua, conciosiache alcuni di questi si leggevano già stampati sotto l'altrui nome. Il che vediamo dover essere non solamente à voi, benignissimi Lettori, ma eziandio a coloro che gli composero, sommamente grato<">. |
"Curzio Navo ai lettori.
Lettori miei, in questo libretto voi avrete tutti i Capitoli di messer Giovanni Della Casa e di messer Bino, che abbiamo publicato sia perché non giacessero indegnamente dispersi nelle tenebre, sia per non frodare gli autori della lode che meritarono, dato che alcuni si leggevano stampati sotto il nome di altri autori. Vediamo che tutto ciò sarà certo sommamente gradito non solamente a voi, benignissimi lettori, ma anche a coloro che li composero". |
Eventuale dida di foto
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| D'ailleurs, il est à remarquer que ce Livre n'existe point. Mr. Baillet le dit lui-même: ce qui fait voir qu'il n'a jamais existé. |
Per cominciare, va notato che questo libro oggi non esiste. Il sig. Baillet lo dice lui stesso, cosa che fa capire che non è mai esistito. |
| S'il avoit existé, il existeroit encore: car comment auroit-on pu supprimer l'éditione de Venise de 1548 & celle de 1550? Charle du Moulin dit qu'en 1552 on avoit à Bade un exemplaire de ce Livre, & qu'en 1550 l'édition de 1550 se débitoit à Venise. |
Testo |
| Et ci ce Livre avoit existé, non seulement on en auroit plusieurs exemplaires,mais plusieurs éditions. Car comme Jean de la Case étoit sans contestation le premier Poëte Italien de son tans pour la beauté, la noblesse, & la régularité de l'expression, on auroit rimprimé plusieurs fois ce Livre en segret dans la plupart des Villes d'Italie. |
Testo |
| Mr. Baillet dit que Janus Rutgersius, ou plutôt Joseph Scaliger, dans son Confutatio Fabulæ Burdonum, a prétandu que le Casa ne réussissoit pas en Vers Italiens. Cela est très-faux, sauf le respect que je dois au caractére de Mr. Baillet. |
Testo |
| Il n'y a rien de semblable dans ce Livre de Joseph Scaliger. Mr. Baillet fait ainsi souvent dire aux Auteurs des choses où ils n'ont jamais pensé. Et si Scaliger avoit dit ce que Mr. Baillet lui fait dire, il auroit dit una grande impertinance. Le Casa étoit si grand Poëte Italien, que le Tasse le Prince des Poëtes Italiens le cite avec estime, & le propose pour modelle en plusieurs endroits de ses Discours sur le Poëme Epique, & qu'il n'a pas dédaigné de faire un Commentaire sur un de ses Sonnets: c'est celui qui commance par Questa vita mortal. [Nota: in realtà il giudizio si trova, nella Scaligeriana]. |
Testo |
| Le Quérengo, qui étoit un homme d'un grand mérite dans les Lettres, a fait aussi une Dissertation sur un autre de ses Sonnets, c'est celle qui a intitulée De' Remedi d'Amore. |
Testo |
| Et il ne faut pas s'étonner si les Vers du Casa sont si achevez, puis qu'il les limoit & relimoit sans cesse.
S'egli averrà, che quel ch'io scrivo, o detto
Con tanto studio, e già scritto, il distorno
Assai sovente, e, come io so, l'adorno
Pensoso in mio selvaggio ermo ricetto, &c.
C'est ce qu'il dit de lui-même dans le 52 de ses Sonnets. |
Testo |
| Je reviens au prétandu Livre de Monseigneur de la Case de Laudibus Sodomiæ. |
Testo |
| Les Protestans d'Allemagne de leur coté, & ceux de Hollande, & ceux d'Angleterre, n'auroient pas manqué non plus de le faire rimprimer, pour le reprocher aux Catholiques. |
Testo |
| Et les Dévots d'Italie n'auroient pas manqué aussi de le reprocher à son Auteur: comme Nicolas Villani dans son Discorso Accademico sopra la Poesia giocosa, imprimé sous le nom del'Accademico Aldeano, lui a reproché son Capitolo del Forno, & quelques Parodies de l'Arioste, & aucun Italien n'a fait mention de ce Livre de Laudibus Sodomiæ. |
Testo |
| Il est donc constant que le prétandu Livre de Laudibus Sodomiæ de Monseigneur de la Case, Archevêque de Bénévent, Doyen des Camériers d'honneur du Pape, Segretaire des Brefs, & Légat à Latere à Venise, n'a jamais existé. |
Testo |
| Il me reste à faire voir qu'il a été confondu avec le petit Poëme Italien de Jean de la Case, intitulé Capitolo del Forno. |
Testo |
| Cela paroit clairement par les beaux Iambes du Casa adressez aux Allemans: car je ne suis pas de l'avis de Scaliger qui les traite de Vers froids & sans agrément: [Nota: questo parere si trova anch'esso nella Scaligeriana, il che dimostra che Ménage l'aveva letta e voleva farlo sapere, per non passare da ignorante anziché a persona che sceglie di ignorare un parere di seconda mano]. |
Testo |
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<Ad germanos> [Nota: titolo aggiunto da me]
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<Ai tedeschi>
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Quod vos apud, Germania humanissima
Gens, culpor, atque turpioris flagitii
Ornasse dicor nescio quid laudibus
Impuro id est ad homine consictum et levi. |
Testo |
Testisque tellus omnis est mihi Itala
Tantum me ad omni abesse turpitudine
Quantum ille ab omni laude sempre absuit. |
Testo |
Annis abhinc triginta, & amplius, scio
Nonnulla me, fortasse non castissimis,
Lusisse versibus: quod ætas tunc mea
Rerum me adagis inscia, & semper jocis
Licentius gavisa, concessu omnium // p. 155 //
Juventa: quod fecere & alii item boni. |
Testo |
At nunc abis juventa, lusus permanent
Et Carmini illi nomen adscribuns meum
Idem quod ante eras, nec adscribunt diem
Eandem, cras quæ quando id olim lusimus.
Sed quod puer peccavit, accusant senem. |
Testo |
Verum hoc ut ut tamen sit, obsceni nihil
Scripsisse me scitote: namque tunc quoque
Festiva nos à turpibus secrevimus
A mollibusque impura. Cumque versibus
Laudavimus Furnum, haud mares laudavimus
Quod ille ait per maximam calumniam
Sed feminas plane: ut videre Carmine
Ex ipso adhuc potestis. Atque morib us
Industria, pudore, continentia
Lasciviam nos Carminis correximus
Illius: emendavimusque seriis
Jocos: boni quod literis quam plurimi
Testantur: inter quos senex ille optimus
Est BEMBUS. Is me versibus lectissimis
Ornavit: is pedestribus sermonibus
Cum maxima esset dignitate præditus
Et splendide habitare in mea dixit domo
Virtutem. Homo gravis, senectute ultima
Eburnea tu, FLAMINI, me concinis
Lyra: & libellos dicis aureos meos. |
Testo |
VICTORIUSque candidus me laudibus
Complexus omnibus, vereri vos vetat
Quid turpe de me. Non ego possum infici
Calumnia tuetur fama me consentiens
Constansque Vatum, totaque testimonio
Et acta pure vita luce in Urbium
Clarissimarum. Diligit me civitas
Beata Venetum, ut diligis cives suos.
Quid, clariorem habere quod me neminem
Se dictitas flos patria Urbium mea? |
Testo |
Quid, nobile oppidem Bonomia, artium
Caussa bonarum cognitum vobis quoque? |
Testo |
Exquiritote, amabo vos, quid sentias
De me. Mea illa civitas matrix fuit
Namque erudivit illa nos à parvulis
Quid ipsa Roma? Prædicanti ignoscite
De me mihi: non tota nos complectitur
Amore, mater liberos uti sinu
Completa gaudet? Quare habere transfuge
De me fidem nolite perdutissime
Sed enecate in dies magis, siti
Pedoribusque, & esuritionibus.
Quod belle adhuc ferisse vos existimo
Virtute natio & fide atque industria
Et leteris clara, ingenique gloria. |
Testo |
| Car il paroit par ce Vers que les Allemans n'accusoient Monseigneur de la Case d'avoir fait le Capitolo del Forno, mais qu'un Transfuge qui étoit parmi eux, prétendoit que l'amour des Nonconformistes étoit loué dans ce Poëme. |
Testo |
_____________ __________ Cumque versibus
Laudavimus Furnum, haud mares laudavissimus:
Quod ille ait per maximam calumniam. |
Testo |
| Et ce Transfuge, c'est Pietro Paolo Vergerio, Evêque de Capo d'Istria, homme de beaucoup de mérite dans les Lettres; qui étant accusé d'hérésie par le Pape Paul III, s'enfuit en Allemagne, où il se fit publiquement Luthérien. |
Testo |
| Monseigneur de la Casa étant Nonce à Venise en 1546 eut ordre du Pape de lui faire son procès comme à un hérétique; & il lui fit défense de retourner en son Evêché. C'est ce que nous avons appris de l'Histoire du Concile de Trente de Fra Paolo. |
Testo |
| Le Vergerio, pour se vanger de Monseigneur de la Case, publia dans toute l'Allemagne que Monsigneur de la Case avoit loué l'amour des garçons dans son Capitolo del Forno. |
Testo |
| Et il se fondoit, sans doute, sur cet endroit de ce Poëme, où il est parlé en effet, en passant, de cet amour avec quelque sorte de louange: |
Testo |
Tennero il Forno già le Donne sole.
Oggi mi par che certi Garzonacci
L'abbian mandate poco men ch'al Sole.
Spazzino a posta lor, nessun non vacci.
Dicon pur ch'egli è umido e mal messo
E sono ben cagion quelle sue stracci. |
Tennero il Forno già le Donne sole.
Oggi mi par che certi Garzonacci
L'abbian mandate poco men ch'al Sole.
Spazzino a posta lor, nessun non vacci.
Dicon pur ch'egli è umido e mal messo
E sono ben cagion quelle sue stracci. |
// p. 156 // Io per me rade volte altrove il metto: (I)
Con tutto che'l mio pan sia piccolino
E'l forno delle Donne un po grandetto.
Benche chi fa questo mestier divino
Sa ben trovar dove l'anno nascosto
Colà dirieto un certo forellino. |
Io per me rade volte altrove il metto:
Con tutto che'l mio pan sia piccolino
E'l forno delle Donne un po grandetto.
Benche chi fa questo mestier divino
Sa ben trovar dove l'anno nascosto
Colà dirieto un certo forellino. |
Mais ce qui ne permet pas de douter que c'est ce Capitolo que les Allemans reprochoient à Jean de la Case, c'est ce qu'ont écrit du Moulin & Henri Estienne, que Jean de la Case appelloit ce peché (2)
[Nota (2), a pagina 156 e 157]: Les Protestans ont extrêmement appuyé sur cette expression qu'ils ont relevée comme un blasphème. Les Apologistes du Casa ne l'ont point defendu là-dessus, & semblent avoir passé condamnation pour leur silence. Je ne sai s'ils ont jugé l'objection si foible qu'ils n'ayent pas daigné y répondre, le mots en effet divino & santo, ne doivent pas être pris à la lettre, ce sont des manières populaires établies presque dans toutes les Langues pour marquer l'excellence & la singularité d'un chose. Les Italiens sur tout en usent souvent dans le burlesque, témoin le Bernia dans le Sonnet O spirito bizzarro, où parlent d'un méchante mule il dit par ironie:
La mula poi divina.
Le même dans le Capitolo del pescare:
Ch'un pesce buono è un boccon divino.
Et le Varchi dans le Capitolo delle ricotte:
O cibo più ch'umano, più che divino.
Le Dolce dans celui del Sputo:
Lo sputo à in lui mille virtù segrete
De quai ciascuna si può dir divina.
L'Arétin dont Balzac l. 2. de ses lettres à Chapelain, lett. 2. dit qu'il ne peut comprendre la Divinità, a pourtant été surnommé le divin, & son Dialogue della vita delle suore qu'il dedia à son peti Singe a été aussi traité de divin par le même Dolce. // p. 157 //
O Aretino benedetto voi
Che vendere li Principi al quattrino
Egli stimate men d'asini e buoi
E perciò quel dialogo divino
L'ignoranza lor madre conoscendo
Drizzaste degnamente al Bagattino.
Il en est de même de Sante. Le Berni a dans le Capitolo de' Ghiozzi:
O pesci senza lische, o pesci santi.
Le Mauro dans son Viaggio di Roma, parlant d'un excellent vin:
Diè conforto a ciascun quel liquore santo.
Le même, Capitolo del letto:
Mà che dolcezza sentiria un amante
Da gli frutti d'amor senza spogliarsi
Senza toccar quelle lenzuola sante?
Le Bino, capit. del mal Francioso, parlant des effets de ce mal:
Veggonsi poi di lui si vertuose
Opere, essì belle, e essì sante.
Le Dolce, capit. della speranza:
Tutto il mal, ch'è quà giù, soffre l'amante
Solo per che trà se divisa, e spera
Trovar mercede de due luci sante.
Ce qui fait voir que le reproche qu'on a fait au Casa de ces sortes d'expressions n'est qu'un pure chicane. Fine della Nota (2)]
une Œuvre divine: qui est ce qui est dit dans ce vers:
Benche chi fa questo mestier divino. |
Testo |
| Mais ce qui néanmoins en bonne Grammaire doit s'entendre de l'amour des femmes, & non pas de celui des garçons. Voyez ce qui précede & ce qui suit. |
Testo |
L'Auteur avoit dit de même auparavant en parlant de l'action de l'homme avec la femme, Soleva esser gia'l Forno un arte santa: & il dit ensuite, en parlant de la même action, Dite qualcosa di quel mestier santo. Voyez le Poëme.
Et c'est avec vérité que le Casa a dit Cumque versibus laudavimus Furnum, haud mares laudavimus. |
Testo |
| Ce que Charle du Moulin & Henri Estienne ajoutent, que le Case a dit dans ce Poëme, qu'il savoit par expérience que cette action étoit une Œuvre divine, & que de tous les plaisirs de la chair c'étoit celui qui lui plaisoit davantage, ne se trouve point dans ce Poëme: ce qui fait voir qu'ils ne l'ont point vu, & qu'ils n'en ont parlé que par oui dire. Voyez leurs termes au chapitre suivant. |
Testo |
| J'ajoute à toutes ces preuves, que Gisbert Voet, & l'Auteur de la Lettre citée par Wolphius, disent nettement que le Capitolo del Forno de Monseigneur de la Case est ce Livre plein d'ordures qu'on reproche à Monseigneur de la Case. Voyez leurs termes au chapitre suivant. |
Testo |
| Le Casa dit la même chose dans le Discours Latin qu'il a fait, sous un nom étranger, comme le Vergerio, Evêque de Capo d'Istria. Ses paroles méritent, d'être rapportées en ce lieu. Les voici: |
Testo |
| Praeterea, si qui sunt paullo minus casti libelli, per jocum aliquibus in adolescentia scripti, eos tu cui tibi commodum fuerit, ascribitos quæ dubia erunt, in pessimam partem rapito; multa de tuo addito: quod de vericalis illis qui de Furni laudibus inscripti jam olim sunt, fecisse te video: quamquam illos me annis ab hinc quinque & viginti editos, alteriurs cujusdam nomine inscriptos, legisse me memini. |
Testo |
| Tu JOANNI CASAE attribuis: quem tumet affirmare soles ornate, politeque scribere & versibus posse & soluta oratione. |
Testo |
| Id quod video BEMBO quoque & FLAMINIO visum esse; aliisque multis item bonis, doctisque viris, qui de ejus hominis cum eleoquentia, tum temperantia, integritate, humanitateque, elogia quædam scripta reliquerunt. |
Testo |
| Sed si JOANNIS CASAE ii versiculi sunt, ejus ego hominis gravitatem & constantiam laudare passim; nisi tu iratus illi de sudicio tantopere fit; qui toties à te lacessitus, rspondit tibi nunquam: præsertim cum tribus verbis facere illi hoc licuerit quicumque eos versus ludens scripsit; nam si tu aliud atque ille dicit, intelligis, tua isthæc culpa est, qui,// p. 157 // non malè dicta, malè interpreteris: quod si aliud dicitur, aliud significatur, tamen tu in aliam partem accipis ac cogitatum ab ejus carminis autore sit: feminæ enim illis versibus planè, non mares, laudantur, si modo quicquam præter Furnum ipsum laudatur, neque tu ignoras, sed vetere illo tuo uteris artificio Oratorio: |
Testo |
Comme ce Discours n'a jamais été imprimé, & qu'il est templi de choses curieuses, & très-élégamment exprimées en Latin, j'ai jugé a propos de l'ajouter à la fin de ces Remarques: & je prans la liberté d'y renvoyer mes Lecteurs. |
Testo |
| Après avoir démontré que Monseigneur de la Case n'a point fait de Livre intitulé de Laudibus Sodomiæ, seu Pæderastiæ, & qu'on a confondu ce prétandu Livre avec son Capitolo del Forno, il faut faire voir que ce Capitolo del Forno est un Ouvrage de sa jeunesse, & que Mr. Jurieu qui à écrit le contraire, a été malinformé de cette particularité. Je n'aurai pas beaucoup de peine à le prouver. Le Casa le dit lui-même dans se Iambes. |
Testo |
Annis ab hic triginta, & amplius, scio
Nonnulla me, fortasse non castissimis
Lusisse versibus: quod ætas tunc mea
Rerum me adegit inscia, &, semper jocis
Licentius gavisa, concessu omnium
Juventa, &c.
Sed quod puer peccavit, accusant senem.
Le Présidant de Thou dit la même chose. Ses paroles seront produites au chapitre suivant. |
Testo |
| Et ce Poëme d'ailleurs se trouve imprimé en 1538 & il est dédié à Marc'Antonio Soranzo Noble Vénitien, camarade de Casa; Et ce Marc'Antonio Soranzo mourut jeune, comme il paroit par ce Sonnet que le Casa fit sur sa mort:
Il tuo candido fil tosto le amare
Per me, SORANZO mio, Parche troncaro, &c.
Lasso! ti parti tu, non ancor pieno
I primi spazi del corso umano.
C'est le douzième des Sonnets du Casa. |
Testo |
J'ajoute à ces témoignages celui du Poccianzio dans son Catalogue des Ecrivains Florentins.
Edidit adhuc juvenis, antequam ad sacrum Archipræsulatum à Paulo Tertio admitteretur, quædam, & si jocose, arguta tamen ac subtilia Carmina, Etrusco Sermone: car c'est des Capitoli du Casa que parle le Poccianzio en cet endroit. |
Testo |
Il faut donc considérer ce Poëme comme l'Ouvrage d'un jeune homme, il faut encore le considérer comme l'Ouvrage d'un Laïque.
Mr. de Thou l'excuse par la licence du siècle & celle du lieu dans lesquels il a été composé. Et en effet, pour ne point parler du lieu de la naissance du Casa, le siècle dans lequel le Casa a vécu, étoit extrémemet corrompu, comme il paroît par les vers de Pontanus, par ceux de Politien, par ceux de Sannazar, par ceux du Cardinal Bembo. |
Testo |
| Et ces Capitoli in terza rima sur des choses honnêtes, mais qui avoient rélation // p. 158 // à des choses deshonnêtes, étoient en ce tans-là fort à la mode: ce qui paroît par le Capitolo della Fava du Mauro; & par celui delle Fiche du Molza si célébre par le Commentaire du Ser Agresto, c'est-à-dire, d'Annibal Caro. |
Testo |
D'autres l'excusent par le Lasciva est nobis pagina, vita proba est, & par le Lascivus versu, mente pudicus erat.
Et il est très-vrai-semblable en effet que le Casa s'est ici calomnié lui-mesme: à l'imitation de plusieurs autres Poëtes. Nam castum esse decet pium Poëtam ipsum, versiculos nihil necesse est: Qui tun denique habent salem & leporem, si sunt molliculi & parum pudici. |
Testo |
| Mais de toutes les excuses qu'on allégue en faveur du Casa, au sujet de son Capitolo del Forno, la meilleure, selon moi, c'est ce qu'il dit qu'il a reparé cette faute par une vie vertueuse.
______ Moribus,
Industria, pudore, continentia
Lasciviam nos Carminis correximus
Illius: emendavimusque seriis
Jocos.
|
Testo |
| Parmi ses Rimes Italiennes, il y a en effet de très-beaux Vers de Morale & de Dévotion. Et à ce propos, je supplie Messieurs de la Religion prétandue Reformée, de trouver bon que je les fasse souvenir que c'est ainsi que leur Beze, dans sa Note sur le verset 19 du premier chapitre de St. Mathieu, a excusé son Rimula dispeream, ni monogramma tua est, & son hanc quoque quam quæro, Pontice, stricta via est, & ses autres vers licentieux touchant sa mignonne Candice, & son ami Audebert. |
Testo |
| <">Dicitur
paradeigmatizein
interdum etiam quum à Judice, non infligitur poena. Ut apud Plutarchuum
Archilochus scribitur editis parum honestis versiculis sese paradeigmatisai.
Quod & mihi juveni, necdum in Ecclesiam Dei ascito, evenit. Quam tamen
maculam spero me tam dictis quam factis eluisse<">. |
Testo |
| Il dit à peu près la même chose dans sa Réponse à Balduin: |
Testo |
<">Sed
conjicio fortasse quid velis, objicis nimirum mihi, quae paulo ante commemoravi,
Epigrammata: de quibus paucis tibi respondebo. Si tu quaedam in illis (neque
enim omnia potes) ut impura & obscoena reprehendis, recte facis. Sed
nemo hoc ante me fecit; Nolui enim illi Heliodoro similis esse, qui suam
Caricleian
Christianismo prætulit.
Sed contra; & voce & scriptis, primis damnavi, quæ istic, Balduine, ita studiose Doctorum hominum manibus terebantur, ut quamvis multis erratis scaterent, tamen nemo esset (quod sine invidia dictum fit) qui non in eo scribendi genere mihi plurimum tribueret<">. |
Testo |
Outre les Iambes ad Germanos que nous avons rapportez ci-dessus, Monseigneur de la Case, a fait en prose Latine une Defense de ses mœurs contre le Vergerio.
Cet Ouvrage n'a pas été imprimé, Monsieur Magliabechi, Bibliothécaire du Grand Duc de Toscane, qui l'a manuscrit, m'a promis de me l'envoyer: & je fais état de le faire imprimer à la fin de ces Remarques. |
Testo |
| Je finis ce chapitre, en déclarant à Mr. Baillet, que quelque chose que j'aie dite ici en faveur du Casa, je n'approuve nullement le sujet de son Capitolo del Forno, & que j'en blâme très-fort les vers que j'ai rapportez. |
Testo |
| J'oubliois à remarquer que Mr. Baillet qui juge souverainement de tous les Poëmes Italiens, n'a jamais lu ce Capitolo; qui est est si fameux, qu'il a fait nommer son Auteur par le Caporali le Pourvoyeur Général de l'Armée d'Apollon. |
Testo |
Il n'a pas lu non plus les jambes ad Germanos.
Il est aussi à remarquer que Mr. Baillet a omis le Casa dans sa Liste des Traducteurs. Le Casa a traduit en Latin plusieurs choses de Thucydide. |
Testo |
| Ce qui fait voir que Mr. Baillet n'a point lu aussi les Œuvres Latines du Casa. |
Testo |
// p. 159 // Part II – Chapitre CXX.
Examen des témoignages dont on se sert pour prouver que Jan de la Case a fait un Livre intitulé de Laudibus Sodomiæ, seu Pæderastiæ.
|
Titolo
|
SLEIDAN, Livre XXI, de son Histoire, en l'an 1548. |
Testo |
| Ille quem diximus, Archiepiscopus Beneventanus, libellum conscripsit plane cynædum, & quo nihil soedius excogitari possit. Nec enim puduit, scelus longe omnium turpissimum, sed per Italiam nimis notum atque Græciam, celebrare laudibus. |
Testo |
| Remarquez, que Sleidan n edit point que ce Livre fut intitulé de Laudibus Sodomiæ: & ce qu'il dit, que le crime de Nonconformité y étoit loué, tombe sur ces vers du Capitolo del Forno, ci-dessus rapportez: |
Testo |
| Tennero il Forno già le Donne sole, &c. |
Testo |
| Remarquez aussi, que Sleidan est un Protestant: & que ce qu'il a écrit contre Jan de la Case, il l'a écrit dans un Livre fait contre les Catholiques Romains. |
Testo |
| (1) BEZE; ou plutôt BESIE; (c'est ainsi qu'il l'appelloit) dans la Dédicace de ses Poësies à André Duditius; olim quidem Hungarici pseudocleri in Tridentino Conciliabulo Oratori, ninc vero fido, Jesu Christi servo, de l'édition de Genève in 8. de l'année 1576. |
Testo |
| <">Exstat excusum Sodomiæ Encomium Joannis à Casa, Florentini, rhytmis Italicis, ut idonei testes scribunt, una cum Berniæ Capitulis, quæ vocant, editum. |
Testo |
| Et tamen cum Cacolyci Beneventanum Archiepiscopum, Cameræ Apostolicæ Decanum, & summum in Venetorum Dominio ad Lutheranos persequendos Legatum designarunt: Papam etiam fortassis futurum, nisi monstrum illud hominis mors intercepisset<">. |
Testo |
Remarquez que Beze ne parle que par oui dire: & que ceux dont il tient la chose, ont été ici-dessus refutez.
Il est au reste étrange, que Beze dont les Poësies sont très-licentieuses, ait parlé de sorte de Monseigneur de la Case, un des plus honnêtes hommes du monde. |
Testo |
| Je rapporterai ici à ce propos, en faveur de Beze & du Casa, ses paroles de la Préface des Lettres Amoureuses du Cardinal Bembo: |
Testo |
| <">Se gl'uomini nascessero vecchi, e ornati delle dignità, e de' gradi, a' quali si perviene poi alle volte in processo di tempo, tutte le loro azzioni doverebbero essere d'un medesimo tenore; grave e costumato: e spezialmente le Scritture, sicome più perpetue, è più universalmente vedute, e considerate. |
<">Se gl'uomini nascessero vecchi, e ornati delle dignità, e de' gradi, a' quali si perviene poi alle volte in processo di tempo, tutte le loro azzioni doverebbero essere d'un medesimo tenore; grave e costumato: e spezialmente le Scritture, sicome più perpetue, è più universalmente vedute, e considerate. |
| Ma poiche alla vecchiezza non si può venire per altro cammino, che per la via della più fresca età di mano in mano; e poiche la fortuna varia e muta le nostre condizioni, ed i nostri stati, come le piace, se non è biasimo che i vecchi e le persone graduate scrivino come alla vecchiezza ed al lor grado si richiede, perche si debbe riprendere che essi abbiano scritto giovani e secolari quello, ed in quel modo, che alla gioventù, ed a' secolari, non fù gran fatto disdicevole? |
Ma poiche alla vecchiezza non si può venire per altro cammino, che per la via della più fresca età di mano in mano; e poiche la fortuna varia e muta le nostre condizioni, ed i nostri stati, come le piace, se non è biasimo che i vecchi e le persone graduate scrivino come alla vecchiezza ed al lor grado si richiede, perche si debbe riprendere che essi abbiano scritto giovani e secolari quello, ed in quel modo, che alla gioventù, ed a' secolari, non fù gran fatto disdicevole? |
| Le scritture non divengono canute con i loro Autori e Compositori, ma si rimangono nella loro età, e nella loro giovinezza sempre: e noi ci mutiamo. Chi può a buona equità meravigliarsi, che i campi i quali producono di state utili frutti, abbiano vani fiori di primavera generato. Il bue che testè ara, giovenco scherzò. E Licurgo e Solone, e Catone e Mario, piansero nelle cune, come gl'altri fanciulli fanno: e non furono cosi severi, né cosi rigidi nella prima età come nella estrema. |
Le scritture non divengono canute con i loro Autori e Compositori, ma si rimangono nella loro età, e nella loro giovinezza sempre: e noi ci mutiamo. Chi può a buona equità meravigliarsi, che i campi i quali producono di state utili frutti, abbiano vani fiori di primavera generato. Il bue che testè ara, giovenco scherzò. E Licurgo e Solone, e Catone e Mario, piansero nelle cune, come gl'altri fanciulli fanno: e non furono cosi severi, né cosi rigidi nella prima età come nella estrema. |
| Coloro dunque a cui non dispiacerà di leggere queste Lettere, siano da noi caramente pregati di rammemorarsi che elle furono dettate, non da quel canuto Signore che essi videro, ma da un giovane di privata condizione, nella sua nuova età<">. |
Coloro dunque a cui non dispiacerà di leggere queste Lettere, siano da noi caramente pregati di rammemorarsi che elle furono dettate, non da quel canuto Signore che essi videro, ma da un giovane di privata condizione, nella sua nuova età<"> |
| CHARLES DU MOULIN, Professeur en Droit à Tubinge, dans l'Oraison qu'il récita le 4. des Calendes de Mars de l'année 1554, dans les grandes Ecoles de Tubinge, imprimée premiérement en Allemagne en feuilles volantes, & insérée ensuite par Mr. Pinsson Avocat au Parle-// p. 160 //ment dans la derniére édition de Paris des Œuvres de du Moulin: |
Testo |
| <">Joannes della Casa Archiepiscopus Beneventanus, Papalis Cameræ Decanus, & in toto Venetorum dominio cum potestate Legati à latere Legatus, ea Legatione fungens, Venetiis librum composuit & edidit de Laudibus Sodomiæ. Quis hic non exhorrescat? |
Testo |
| Sed horribilius est quod in eo libro affirmat, execrandissimum illud Sodomiæ scelus, esse artem & opus divinum, idque etiam propria experientia persuadere & fecere credi nititur: dicens, se non alia magis venere delectari. |
Testo |
| Quis Ethnicorum, etiam cynædorum, immo pathicissimorum non Poetarum, tam impudenti & projecta libidinis prurientis & plusquam belluinæ licentia uti ausus est? Quid hoc veteres illi Sodomitæ, Dei vindicta, sulphuris & ignis pluvia, & abysso in Infernum viventes absorpti: Genesis 19. nunquam scelus suum ita laudaverant: nec artem & opus divinum esse dixerant. |
Testo |
| Et tamen non potuit Legatum illum & Archiepiscopum Papalem, interioris etiam Consilii Romanæ Sedis Antesignanum & Decanum: ut etiam inde sibi, suisque Symmistis, tanquam de egregio & illi Curiæ gratissimo palmario plaudat: non clam, sed in totius orbis tanquam libidinibus Antichristi subacti theatro, nomenque suum, & qualitatem, in honorem Sedis & functionis suæ libro præfixerit, Venetiis per Trajanum Navum, publicum Chalcographum, propalam impresso & vendito: & nondum biennio in Comitiis Helvetiorum Badensibus, tam prodigiosam execrantium, lecto<">, & c. |
Testo |
| Remarquez, que Charle du Moulin ne dit point qu'il ut vu ce Livre: & que cela même qu'il allégue, que l'Auteur y dit qu'il savoit par sa propre expériance que la jouissance des garçons étoit une chose divine, & que de tous les plaisirs de la chair, c'étoit celui qui lui plaisoit davantage, témoigne qu'il ne l'a point vu: car il n'y a rien de semblable dans le Capitolo del Forno. |
Testo |
| Remarquez, que ces mots, execrandissimum illud Sodomiaæ scelus, esse artem, & opus divinum, est rélatif à ce Vers,
Benche chi fa questo mestier divino. |
Testo |
| Remarquez qu'il est ridicule de croire que Monseigneur de la Case étant Legat à latere à Venise, y ut fait imprimer sous son nom un Livre de Laudibus Sodomiæ, & qu'il ut pris dans ce Livre la qualité de Doyen des Camériers d'honneur du Pape, de Segretaire des Brefs, de Légat à latere à Venise, & d'Archevêque de Bénévent. |
Testo |
| Remarquez, qu'il est faux que Monseigneur de la Case ait composé le Capitolo del Forno étant Nonce à Venise. |
Testo |
| Remarquez, que Monseigneur de la Case n'étoit que Nonce à Venise, & non pas Légat à latere. |
Testo |
| Remarquez, que Charle du Moulin étoit irrité contre la Cour de Rome, qui avoit censuré ses Livres. |
Testo |
| Remarquez, que cet endroit de Du Moulin rempli de faussetez & de calomnies, est la cause de la plupart des faussetez & des calomnies que les Protestans ont débitées contre Monseigneur de la Case. |
Testo |
| HENRI ESTIENNE dans son Apologie d'Hérodote, Livre I. chapitre 13. |
Testo |
| <">Car ceci ne se doit taire, que Jan de la Case, Florentin, Archevesque de Bénévent, a composé un Livre en rythme Italienne, où il dit mille louanges de ce peché, auquel les vrais Chrétiens ne peuvent seulement penser sans horreur: & entr'autres choses, l'appelle Œuvre divin. |
Testo |
| Ce Livre a été imprimé à Venise chez un nommé Trojan Nanus, selon le témoignage de quelques uns, lequel ils ont mis par écrit. |
Testo |
| Or est l'Auteur de ce tant abominable Livre, celui-mesme auquel j'ai dédié quelques miens vers Latins pendant que j'étois à Venise. |
Testo |
| Mais je proteste que je commi cette faute avant que le connoître tel: & qu'après en avoir été averti, la faute étoit ja irréparable<">. |
Testo |
| Remarquez, que Henri Estienne n'avoit point vu ce Livre, & qu'il n'en parle que sur le témoignage d'autrui. |
Testo |
| Remarquez, que Henri Estienne étoit Protestant, & qu'il parle pour décrier les Catholiques. |
Testo |
| GUILLELMUS CANTERUS dans sa Préface sur Properce de l'édition de Plantin: |
Testo |
| <">Quis serat, quod superioribus annis accidit, Casalem quemdam, summum prope dignitatis in Hierarchia gradum obtinentem, carminibus turpissimis infanda flagitia prædicare? |
Testo |
| En egregium familiæ divinæ columen: cui turpitudo per se magna satis non ducitur, nisi ad eam accedas impudentissima gloriatio<">. |
Testo |
| Remarquez, qu'il n'est point parlé dans le Capitolo del Forno de cette vanterie dont // p. 161 // parle Canérus. |
Testo |
| Je remarquerai ici en passant que l'édition de Plantin du Properce de Cantérus est de 1569, & non pas, comme l'a écrit Mr. Baillet, de 1599. |
Testo |
| JOSEPH SCALIGER dans son Confutatio Fabulæ Burdonum: |
Testo |
| <">Et hoc quoque magnum flagitium est, alienos versus licentiores vertere, quam proprios esere: quod fecerunt Joannes Casa & Petrus Bembus, ambo Ecclesiastici Ordinis. |
Testo |
| Quorum alter, Archiepiscopus Beneventanus: alter, Cardinalis. Hic, Etrusco carmine pederastiam celebravit: & quuum hoc nomine male audiret, id Iambo satis frigido & illepido ad Germanos excusare conatus est frustra<">. |
Testo |
| Et dans le segond Scaligeriana, page 44. |
Testo |
<">Casa a fait des Vers en l'honneur de la Bougrerie. Les Allemans l'ont trouvé fort mauvais: car ils haissent ce vice à merveille.
Casa a fait un Scazon ad Germanos pour s'en excuser.
Il y en a qui ont le Livre: mais il ne se trouve gueres.
Ce Scazon n'est gueres bon. J'en voudrois faire de meilleurs. On en faisoit bien état: mais ce n'est pas grand cas<">. |
"<Giovanni Della> Casa ha scritto versi (1) in onore della sodomia, i tedeschi l'hanno trovato decisamente malvagio, perché odiano a più non posso questo vizio".
Della Casa ha poi scritto uno scazonte, "Ai tedeschi", per scusarsene.
C'è chi possiede questo libro, ma non si riesce a trovarlo.
Questo scazonte non è affatto buono, volendo potrei farne di migliori; se ne faceva gran conto, ma non è gran cosa. |
| Remarquez, que Joseph Scaliger étoit Protestant, & que dans cet endroit de la Confutation de la Fable des Bordons, il parle contre les Jésuites qui le blamoient d'avoir traduit des vers licencieux. |
Testo |
| Remarquez qu'il n'avoit point vu ce prétandu Livre. |
Notate che non aveva affato visto questo presunto libro. |
| Remarquez, qu'il dit que le Casa avoit fait des Vers aux Allemans pour s'excuser de ce Livre, & qu'il paroit par ces vers, comme il a été prouvé ci-dessus, qu'il ne s'agissoit que du Capitolo del Forno. |
Testo |
| Remarquez, que dans ce Segond Scaligérana il appelle ces Vers des Scazons, qui sont des Iambes. |
Notate che in questa Seconda scaligeriana chiama scanzonti questi versi, quando sono invece dei giambi. |
| Remarquez, qu'il dit que ce Livre du Casa ne se trouve gueres: ce qui donne sujet de croire qu'il a cru, comme les autres, que ce Livre étoit un autre Livre que le Capitolo del Forno: car dans le tans que le Scaligérana a été composé, qui est vers 1606, il y avoit plusieurs éditions des Capitoli du Casa: celle de Venise de Curtio Navo en 1538, qui est la prémiere: Celle de Venise en 1542, celle de Florance par Bernardo Giunta, en la même année 1542. Celle de Venise de 1550. par Trajano Navo, dont parle Du Moulin. Celle de 1552, par les Giunti à Florance: Celle de Venise de 1564. par Dominico Giglio: & plusieurs autres qui ne sont pas venues à ma connoissance. |
Testo |
| GOLDAST, dans ses Collections page 72. au Sermon de St. Valerien, de Bono disciplinæ: |
Testo |
| <">Vellem ut vellemus, & hanc poenam in eos quoque porrigeremus, qui Joannis della Casa, Archiespiscopi Beneventani libros de Laudibus Sodomiæ spurcissimos illos, & extreme impios: nes non Petri Aretini abominandas & detestandas imagines, ex Italia important, ac diveadunt<">, &c. |
Testo |
| Jan de la Case n'a point fait de Livres de Laudibus Sodomiæ. |
Testo |
| Mais il a fait, litteralement, la loüange du Four, dans un Capitolo qui ne contient que 156 vers. |
Testo |
| SALMUTH, dans ses Commentaires sur Pancirolle, partie I, titre 47. de Diademate, page 222. de l'édition de Francfort de 1646. in-4. |
Testo |
| <">Quæ tamen non deterruerunt in Italia (o tempora! o mores!) Episcopum quemdam NUcerinum, Johannem de la Casa, quin Sodomiæ laudes nefario libro fuerit complexus, uti Conradus Rittershusius conqueritur in Novellis Lectionibus, part. 12. cap. 9. n. 7. |
Testo |
| Rittershusius, dans le lieu allégué par Salmuth, ne nomme point Jan de la Case. Voici ses termes: Plura de Sodomia, (cujus etiam laudes, nefario libro, complexus est quidam in Italia Episcopus) videantur apud Julium Clarum<">, &c. |
Testo |
| Il est néanmoins vrai qu'il a entandu parler du Casa: mais il le connoissoit si peu qu'il l'a appelé Evêque, au lieu de l'appeler Archevêque. |
Testo |
| Salmuth l'a encore moins connu, l'aiant apppelé Evêque de Nocera, au lieu de l'appeler Archevêque de Bénévent. |
Testo |
| LE PRESIDANT DE THOU, Livre XVI. de son Histoire, en l'an 1555. page 489. de l'édition de Geneve: |
Testo |
| <">Etiam de Claudio Espencæo, Parisiensi Theologo, & Joanne Casa, qui Pontifici ab Epistolis erat, in Cardinalicium Collegium cooptandis tunc actum. Utrumque commendabat generis nobilitas: & doctrina, quamvis diversa. |
Testo |
| Nam alter Theologicis Studiis in-// p. 162 //nutritus, in professione sua consenuerat: alter, eloquentia, atque eleganter Etrusce ac Latine scribendi peritia vel cum antiquis comparandus, magna negotia sub Pontificibus summa sollertia gesserat. |
Testo |
| Sed longe dispares utriusque mores erant; cu mille sanctitate vitæ ac morum castigate præstaret; hic, seculi licentia, ac loci, in quo degebat, libertate usus,solutus fere vitam egisset. Itaque ab æmulis uterque apud Pontificem delatus: Espencæus quidam, quod quædam perperam inter concionandum de Aurea quam vulgo appellant Legenda, locutus, cum Ferream potius vocandam esse contenderet, postea publice recantare coactus fuisset; quod & a Joanne Sleidano memoriæ proditum est: alter, quod etiam Carmine rem nefandam in juventute laudasse diceretur. Sicque ob diversas longe caussas uterque ab eadem digitate commotus est<">. |
Testo |
| Remarquez, que le Présidant de Thou ne parle de ce Poëme Italien du Casa que par oüi dire: quid laudasse diceretur: & qu'il dit que le Casa l'avoit fait dans sa jeunesse. |
Testo |
| Remarquez, qu'il dit qu'en 1555 le Casa étoit Segretaire des Brefs du Pape Paul IV, ce qui ne permet pas de croire que le Pape Paul IV lui ût donné ce grand emploi s'il ut été vrai qu'en 1550 il ût composé & fait imprimer un Livre de Laudibus Sodomiæ. |
Testo |
| Et Henri II. Roi de France n'eût pas écrit à Paul IV pour le prier de faire le Casa Cardinal, si le Casa ût fait ce Livre infame: car j'apprans par le Recueil manuscrit des Lettres du Casa, que Henri II. Roi de France écrivit au Pape Paul IV pour lui faire cette priére. |
Testo |
| Cependant il est vrai que le Casa ne put jamais être Cardinal, ni sous Paul III. ni sous Paul IV. quoique pour obtenir cette dignité il ût fait toutes choses possibles. |
Testo |
<">Coprami omai vermiglia vesta, o neroManto, poco mi fia gioia o dolore
Ch'a sera e'l mio discorso: e ben l'errore
Scorgo or del Vulgo, che mal scerne il vero<">. |
"Coprami omai vermiglia vesta, o neroManto, poco mi fia gioia o dolore
Ch'a sera e'l mio discorso: e ben l'errore
Scorgo or del Vulgo, che mal scerne il vero". |
| C'est ce qu'il dit lui-même dans le 48 de ses Sonnets. Et dans le 52 |
È ciò che dice lui stesso nel 48esimo dei suoi Sonetti. E nel n. 52: |
<">Or pompa ed ostro, & or fontana, ed elce
Cercando, aspro addutta ò la mia vita<">. |
"Or pompa ed ostro, & or fontana, ed elce
Cercando, aspro addutta ò la mia vita". |
| Et dans sa Sestine: |
E nella sua Sestina: |
<">Dilà, deve per ostro, e pompa, ed oro
Fra genti inermi a perigliosa guerra
Fuggo io mendico, e solo: e di quella esca
Ch'i' bramai tanto, sazio, a queste querce
Ricorro, vago omai di miglior cibo
Per aver posa almen questi ultimi anni<">. |
"Dilà, deve per ostro, e pompa, ed oro
Fra genti inermi a perigliosa guerra
Fuggo io mendico, e solo: e di quella esca
Ch'i' bramai tanto, sazio, a queste querce
Ricorro, vago omai di miglior cibo
Per aver posa almen questi ultimi anni". |
| Petrus Victorius dans sa Dédicace des Politiques d'Aristote à Monseigneur de la Case & Scipione Ammirato dans son Ritratto di Monsignor della Casa, en attribuent la cause à l'étoile. Voici les paroles de Petrus Victorius: |
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| <">Virtutes autem illæ tuæ solidæ ac firmæ, quæ uno omnium ore celebrantur, ac mirificos sui amatores cotidie inveniunt, cum honore non parvo, dignitatcque decoratæ sint, videbantur adhuc altiore gradu dignæ, ut probi viri non sine caussa sæpe questi sint, tibi eum honorem delatum non esse, ad quem alii, minoribus fortasse laudibus commendati, facile pervenentur. |
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| Nec tamen non Alexander Farnesius, optimus ac clarissimus juvenis, tuique amantissimus, qui plurimum olim in hoc potuit, ac de probitate doctrinaque una egregie semper sensit, non magnopere pro te laboravit, ut mihi ipse cerebro cum apud nos maneret, commemoravit, & tibi enim ipsi, honorique tuo, toto animo favebat; & hanc rem avo suo Pontifici Maximo laudi datum iri intelligebat. |
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| Sed cincit sæpe omnia omnium studia fortunæ iniquitas ac fatum ipsum, quod tibi nunc, non sine damno summi Ordinis contigit: cui, quamvis amplissimo, ac sanctissimis pluribus, honestissimisque viris fulgenti, splendoris aliquid decorisque virtutibus tuis attulisses. Vera tamen laus est, dignum se præbere maximis honoribus, non altissimum dignitatis locum adipisci<">. |
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| Voici celles de l'Ammirato: |
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| <">Ma niuno m'à fatto tanto confermare in quella credenza che in vano s'affaticano gli uomini a conseguir gli onori, se non vi sono aiutati dalla Fortuna, ministra di Dio, quanto egli: poiche costituito in dignità Arcivescovale, ricco d'entrate, non povero di servigi fatti alla Chiesa, ornato di lettere, e finalmente, procurando di farlo Cardinale gli stessi nipoti del Papa, non potè mai conseguire il Cardinalato<">. |
"Ma niuno m'à fatto tanto confermare in quella credenza che in vano s'affaticano gli uomini a conseguir gli onori, se non vi sono aiutati dalla Fortuna, ministra di Dio, quanto egli: poiche costituito in dignità Arcivescovale, ricco d'entrate, non povero di servigi fatti alla Chiesa, ornato di lettere, e finalmente, procurando di farlo Cardinale gli stessi nipoti del Papa, non potè mai conseguire il Cardinalato". |
| Ces raisons du Vittori & de l'Ammirato sont les véritables raisons qui empêchérent Monseigneur de la Case d'être Cardinal: // p. 163 // car il n'y a point d'apparance de croire que Paul III. & Paul IV ne le firent point Cardinale à cause de son Capitolo del Forno, puisque nonobstant ce Poëme Paul III le fit Archevêque de Bénévent & Nonce à Venise, & que Paul IV le fit Segretaire des Brefs. |
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| Et si ce que dit Monsieur de Thou étoit véritable, que le Casa fut exclus du Cardinalat par Paul IV à cause de ce poëme, pourquoi Paul IV lui auroit-il laissé le Segrétariat des Brefs? |
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| Et s'il étoit vrai que le Casa ut été exclus du Cardinalat à cause de ce Poëme, le Cardinal Bembo auroit été plus heureux que lui: car les vers licentieux qu'il fit dans sa jeunesse, & qui sont encore plus licentieux que ceux du Capitolo del Forno, ne l'empêchèrent pas d'être Cardinal. |
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| Le Cardinal Palavicin dans son Histoire du Concile de Trente, Livre 13, chapitre 14 à l'endroit où il parle du Ruccellai qui fut envoyé en France par le Pape Paul IV fut détourné de faire Cardinal Monseigneur de la Case à cause de quelques-uns de ses Vers Latins obscénes, quoique faits long-tans auparavant. |
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| Il Messagio fù Annibal Ruccellai, nipote di Giovan della Casa Arcivescovo di Benevent | |